Hugo Bachs

Peinture du déraillement
des mythes et des chimères

Œuvre de Hugo Bachs

Né en 1990 à Lyon, je suis peintre et dessinateur. J'ai été confronté très tôt à la peinture, étant fils d'artiste peintre. Mes souvenirs de la petite enfance sont remplis des personnages que peignait mon père : des espèces de grands évêques noirs, filiformes. Je nourrissais une peur attirante pour son travail, et en même temps un réel plaisir à l'idée d'un monde révélé sur une surface plane. J'ai grandi dans l'atmosphère des ateliers, imprégné de l'odeur des toiles qui sèchent, de la térébenthine, des vernis et de la colle de peau. L'atelier constitue pour moi un lieu originel, une mémoire vive de l'enfance.

En 2019, j'en étais à un moment de ma vie où je me disais « quand je serai à la retraite, je me mettrai à la peinture», j'étais déprimé, comme un automate dans son train-train cyclique que recouvre parfois nos existences. Le Covid a fait son entrée en scène, et, mon père, dès la première semaine du premier confinement, l’a contracté. Il a été hospitalisé rapidement, j'en ai été très inquiet. De la peur de perdre mon père est né l'impulsion de peindre et de ne plus attendre. Peindre, pour moi, c'est raconter des histoires, mais c'est aussi une manière de maintenir les morts en vie.

Depuis, je développe ma pratique par l'observation, la reproduction et l'imagination. Mon parcours, non académique, s'inscrit dans une continuité : celle d'un apprentissage empirique nourri par l'histoire de l'art et d'une pratique quotidienne du dessin et de la peinture.

En 2025, mon dossier est retenu au premier tour de sélection OMART 2025-2026. À cette occasion, mon travail est présenté sur les toits de la gare de Lyon-Perrache lors du festival AiRT DE FAMILLE, en août 2025.

En 2026, mon tableau « Passage à niveau » trouve sa place dans l'édition “Jaune” du magazine Colorful.